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Nos écoles... toute une histoire !

Jean-Macé, Ferdinand Buisson, Mermoz, Mozart, Exelmans… découvrez ici des archives originales, la vie des personnalités qui ont donné leur nom aux écoles mais aussi nos écoles disparues et bien d’autres anecdotes…

Nos écoles... toute une histoire !

Jean-Macé, la première

Dès 1920, la seule école de la ville n’est plus en mesure de répondre au nombre croissant d’enfants à scolariser. À l’époque, 50 à 60 enfants s’entassent dans cette classe unique. Le Conseil municipal décide alors en 1927 la création d’un groupe scolaire à Vélizy-bas, lequel sera intercommunal avec Chaville.

Le groupe scolaire Jean Macé ouvre en 1928. Six classes sont prévues à l’origine, mais six classes supplémentaires seront rapidement ajoutées pour accueillir le flux d’élèves.

Ce bâtiment, au coeur de la verdure, est facilement identifiable de par sa magnifique devanture en meulière.

• Superficie : 1 637m²

Qui était Jean Macé ?

Né le 22 août 1815 à Paris et mort le 13 décembre 1894 à Monthiers
Enseignant, journaliste et homme politique français, il est l’un des fondateurs de la Ligue de l’Enseignement.
Issu d’un milieu ouvrier, franc-maçon, il oeuvre pour l’instruction du plus grand nombre.
En tant qu’enseignant, il écrit pour les enfants des ouvrages de vulgarisation scientifique puis fonde le Magasin d’éducation et de récréation en 1864.
La Ligue de l’enseignement qu’il créée en 1866 se bat pour l’instauration d’une école gratuite, obligatoire et laïque. Aujourd’hui, pas moins de 235 écoles, collèges et lycées lui ont donné son nom.

Ferdinand Buisson, liée à la croissance démographique

Dans les années 1930, le village de Vélizy se mue en une petite ville ouvrière. Les lotissements du Clos se développent, la population passe de 200 à 6 000 habitants.

La municipalité imagine l’école Ferdinand Buisson, et prévoit initialement 10 classes élémentaires et deux classes maternelles. Présenté à l’Académie, le projet est réduit à six classes élémentaires.

L’école Ferdinand Buisson ouvre ses portes en 1938. Elle connaîtra divers aménagements, dont le dernier en 2008. Une extension est créée pour accueillir l’école maternelle avec les enfants qui étaient jusque-là scolarisés à l’école Herriot, disparue pour laisser place au tramway.

• Superficie : 2 323m²

Qui était Ferdinand Buisson ?

Né le 20 décembre 1841 à Paris et mort le 16 février 1932 à Thieuloy-Saint-Antoine
Philosophe, éducateur et homme politique français, il est l’un des cofondateurs de la Ligue des droits de l’Homme, qu’il présidera de 1914 à 1926.
Il crée le dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire, entouré de 350 collaborateurs.
Ardent défenseur de l’enseignement professionnel obligatoire et du droit de vote des femmes, il occupe des postes stratégiques dans l’enseignement jusquà devenir Président de la Ligue de l’enseignement entre 1902 et 1906.
En 1927, le prix Nobel de la paix lui est attribué, conjointement avec Ludwig Quidde, pour ses efforts de réconciliation avec le peuple allemand.

Mozart, attirer de nouveaux Véliziens

Le projet de Robert Wagner, de faire de Vélizy une ville de 25 000 habitants implique la création d’équipements publics, et notamment de structures scolaires. C’est ainsi que l’école Mozart voit le jour en 1968, dans le quartier des Provinces.
Cet aménagement fait partie de la phase de construction des 6 100 logements, prévue entre 1962 et 1975.
L’école Mozart dispose aujourd’hui de grands espaces extérieurs au sein desquels on trouve un jardin potager et un récupérateur d’eau de pluie. Elle est jouxtée par le centre sportif Borotra.


• Superficie : 5 810m²

Qui était Mozart ?

Né à Salzbourg le 27 janvier 1756 et mort à Vienne le 5 décembre 1791
Cadet de 7 enfants, Mozart révèle dès l’âge de trois ans des dons prodigieux pour la musique : il a l’oreille absolue.
Son père lui apprend le clavecin dès sa cinquième année, et il apprend par la suite le violon, l’orgue et la composition. À l’âge de six ans il compose déjà ses premières oeuvres.
Compositeur classique, il laisse une oeuvre impressionnante (893 oeuvres sont répertoriées dans le catalogue Köchel).
Mort à 35 ans, selon le témoignage de ses contemporains, il était, au piano comme au violon, un virtuose.

René Dorme, la moderne

Inaugurée le 15 septembre en 2017 par Pascal Thévenot, Maire de la Ville, cette école maternelle rend hommage au pilote qui participa à l’épopée aéronautique de Vélizy-Villacoublay et rappelle les liens étroits entre la Ville et sa base aérienne. Le commandant de la Base aérienne 107, le Colonel Sébastien Rabeau, était d’ailleurs présent lors de l’inauguration.
Cette école accueille également des enfants en accueil de loisirs les mercredis et durant les vacances.

• Superficie : 1 130 m²

Qui était René Dorme ?

Né le 30 janvier 1894 à Eix-Abaucourt et mort le 25 mai 1917
dans l’Aisne.
Surnommé « le Père », « l’Inimitable » et « l’Increvable », il est considéré comme l’un des meilleurs pilotes de guerre français. Il est le 9ème As français dans les communiqués officiels de la Première Guerre mondiale.
Pilote de nuit exemplaire, il rejoint l’escadrille C94, basée à Villacoublay, dont la mission est de protéger Paris. 23 de ses victoires seront homologuées.
Le 4 août 1916, l’aviateur est décoré de la médaille militaire par Raymond Poincaré, alors Président de la République. Il est élevé au rang d’officier en 1917, avant d’être abattu aux alentours de Reims, le 25 mai 1917, à l’âge
de 23 ans. L’école maternelle du quartier Europe, ouverte en 2017,
a pris le nom de cet illustre aviateur dont la base aérienne 107 de Vélizy-Villacoublay porte également le nom de « Sous-lieutenant René Dorme »
depuis 1984.

Simone Veil, la nouvelle

La future école implantée au coeur du quartier Europe ouvrira ses portes à l’horizon 2022. C’est la première école vélizienne à porter le nom d’une femme.
Le nom de Simone Veil a été proposé, et validé par le Conseil municipal de juillet 2020, pour les valeurs défendues par cette femme remarquable et pour son engagement en faveur de l’Europe, nom du quartier dans lequel se situe l’école.
En plus des salles de classe, le bâtiment est composé d’un restaurant scolaire, d’une bibliothèque, d’une salle polyvalente et d’une large cour boisée.

• Superficie : 1 465m²
• Répartition : 6 classes
• Capacité d’accueil : 210 élèves
• Cour boisée : 880m²
• Ouverture : 2022

Qui était Simone Veil ?

Née le 13 juillet 1927 à Nice et morte le 30 juin 2017 à Paris.

Magistrate et femme d’état française.
Elle a été déportée à Auschwitz à l’âge de 16 ans durant la Shoah. Rescapée, elle suivra des études de droit et de science politique, avant d’entrer dans la magistrature comme haut fonctionnaire. Nommée ministre de la Santé par le président Valéry Giscard d’Estaing en 1974, elle est à l’origine de la loi dépénalisant le recours à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), aussi appelée la « loi Veil ». Élue au Parlement européen, elle a oeuvré pour les droits de l’homme et soutenu la création d’une commission du droit des femmes.

Henri Rabourdin, l'extension Est

Dans la lignée des grands ensembles, l’extension se poursuit ensuite à l’est, avec l’édification de l’actuel quartier Louvois. 2 000 logements répartis en quatre zones d’habitations voient le jour. La création de la zone d’emplois (actuel Inovel Parc) se concrétise au début des années 70. Une nouvelle école est bâtie sur la ville. Elle porte le nom d’Henri Rabourdin, l’un des anciens Maires de la commune, à la tête de la ferme de Villacoublay dont les terres, parmi les plus fertiles d’Île-de-France, couvraient une grande partie de notre commune. La première rentrée a lieu en 1972.

• Superficie : 2 734 m²

Qui était Henri Rabourdin ?

Né le 11 février 1825 à Vélizy-Villacoublay et mort le 19 juin 1897
au hameau de Villacoublay
Il fut le 8e des 27 maires de la ville de Vélizy-Villacoublay, en poste de 1842 à 1881.
La famille Rabourdin est une vieille famille de fermiers. Le fils Henri, agronome hors-pair, a enrichi la propriété de trois terres supplémentaires. Il était qualifié « d’agronome hors-ligne marchant toujours dans la voie du progrès ».
En 1848, alors propriétaire de la ferme de Villacoublay et Maire, il se fait l’écho des plaintes des villageois qui doivent à l’époque parcourir 4km pour se fournir en eau potable.
Une situation intolérable qu’il rapporte au commissaire du département de Seine-et-Oise et demande une convocation extraordinaire du conseil municipal.
En 1860, il reçoit la légion d’honneur.

Exelmans

Elle accueille ses premiers élèves en septembre 1973. Le groupe scolaire compte à l’époque 22 classes de primaires et 8 classes de maternelles. Avant que la dénomination du bâtiment soit votée au Conseil municipal, le groupe scolaire se nommait A2.
En 2018, les grandes et moyennes sections de l’école maternelle ont réalisé une fresque de plusieurs dizaines de mètres sur plusieurs murs de la cour.

Qui était Exelmans ?

Né le 13 novembre 1775 à Bar-le-Duc et mort le 22 juillet 1852
à Saint-Cloud.
Il commence sa carrière militaire à l’âge de 16 ans dans l’un des bataillons de volontaires de la Meuse. Il devint l’un des officiers généraux les plus distingués au milieu des guerres de la République et de l’Empire.
Décoré de la Grand-croix de la Légion d’honneur le 21 août 1830, il est fait Maréchal de France le 10 mars 1851. Sa fidélité à la famille Bonaparte fut récompensée dès qu’il fut au pouvoir. Exelmans devint un familier du palais de l’Élysée. Malheureusement, il ne jouira pas longtemps des faveurs dont il est l’objet. En 1815, il mène le dernier combat des troupes impériales de Napoléon 1er. La bataille commence à Vélizy et se termine dans la ville dont elle portera le nom : Rocquencourt. Le 21 juillet 1852, il décède à l’âge de 77 ans, victime d’une chute à cheval sur le pont de Sèvres. Cinq jours plus tard, un service funèbre est célébré en l’église des Invalides en présence du Prince-Président.

 

Fronval, l'époque des grands ensembles

La première grande zone d’habitations en collectif sera achevée à la fin des années 60, correspondant au quartier du Mail et ses 2 200 logements.
Ce nouveau quartier accueille peu à peu commerces en galerie, groupes scolaires,
complexes sportifs, centre social, crèches...
Le groupe scolaire Alfred Fronval (aviateur vélizien né et mort à Vélizy) ouvre ses portes en 1967. Pour sa toute première rentrée, elle compte 7 classes de maternelles et 24 élémentaires comprenant chacune entre 30 et 40 élèves ! « Il fallut même accueillir des élèves dans les préaux », relate la presse locale de l’époque.
En comparaison, en 2020 l’école compte 5 classes maternelles et 7 élémentaires.

• Superficie : 4 292 m2

Qui était Alfred Fronval ?

Né le 11 août 1893 à Neuville-Saint-Rémy et mort le 28 juin 1928 à Villacoublay.
C’est un Vélizien !
L’école est baptisée en son nom « en raison de la reconnaissance que nous devons avoir pour ce chef pilote, spécialiste des vols acrobatiques (…) », explique le Député Maire Robert Wagner lors du Conseil Municipal du 23 septembre 1967.
On lui attribue plusieurs exploits, notamment son titre de champion du monde d’acrobatie en 1927 et les 1 111 loopings réalisés au-dessus de la ville en 4h56 le 25 février 1928.
Il est aussi l’inventeur du Link-Trainer, le premier simulateur de vol.
Il termine sa carrière comme chef-pilote de Morane-Saulnier, meilleure école de pilotage au monde à l’époque.

Mermoz, la plus grande

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la ville est sinistrée. Dans les années 50 le Maire, Robert Wagner, lance un vaste programme de constructions de logements.
L’école Jean Mermoz est construite en 1958 et inaugurée en grande pompe en septembre 1960 par Michel Debré, alors Premier Ministre au côté de Pierre Messmer, ministre des Armées, Louis Joxe, ministre de l’Education nationale et Pierre Sudreau ministre de la Construction. Elle est répartie à l’époque en 27 classes.
En 2010, l’école sera reconstruite pour être modernisée. C’est actuellement la plus grande école de la ville.

• Superficie : 6 537m²

Qui était Jean Mermoz ?

Né à Aubenton le 9 décembre 1901 et mort le 7 décembre 1936.
Figure légendaire de l’Aéropostale, il était surnommé l’« Archange ».
En 1920, il signe dans l’armée pour 4 ans. Engagé au Moyen-Orient, il revient en France le 3 mars 1923 décoré de la Croix de Guerre du TOE (Théâtre des Opérations Extérieures).
En 1933, Jean Mermoz tente de traverser l’Atlantique-Sud.
Il y parvient le 12 janvier 1933, en décollant de l’aérodrome de Paris-Le Bourget, à bord de l’avion Arc-en-Ciel.
Entre 1930 et 1936, il aura effectué 24 traversées de l’Atlantique-Sud. L’avion qu’il pilote, la Croix-du-Sud, disparaît en mer le 7 décembre 1936.
Son dernier message radio enregistré est «Coupons moteur arrière droit». Il aura totalisé 8 200 heures de vol au cours de sa carrière.