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Henri Verjus, la fine fleur de l'escrime vélizienne

Jeudi 1 janvier 2026
Sport
Loisirs

Des compétitions locales aux rencontres sur des pistes de l’autre côté du globe, Henri Verjus manie le fleuret avec dextérité. De Vélizy-Villacoublay à l’Amérique-du-Sud, c’est à l’international que le lycéen compte conquérir les podiums.

Henri Verjus, la fine fleur de l'escrime vélizienne

Une passion dès l’enfance

 Henri a quatre ans quand il découvre l’escrime dans un forum des associations. Aussitôt, ce petit garçon qui aimait jouer avec des épées rejoint son premier club d’escrime et apprend le maniement du sabre. Trois ans plus tard, sa famille emménage à Vélizy-Villacoublay, mais le club de la ville ne propose que du fleuret enfant. La famille rencontre alors le maitre d’armes, Yvan Meyer, qui propose au jeune homme de changer d’arme afin d’intégrer l’équipe locale. Henri commence donc le fleuret à la rentrée 2017. Cette arme, qui demande plus de précision pour ne toucher que le buste de l’adversaire avec la pointe de la lame, le séduit et confirme sa passion pour l’escrime. C’est donc à raison de trois entrainements par semaine qu’il pratique depuis 11 ans ce sport, qu’il complète par six années de football : « Cela m’a permis de travailler la coordination et surtout l’explosivité dans la vitesse, deux atouts importants en escrime ». Car le fleuret ce n’est pas que de la force, la technique et le mental sont tous aussi essentiels. Le club propose donc une préparation spéciale avant chaque grande compétition où tout est mis en place pour que les élèves donnent le meilleur d’eux-mêmes.

 

 

Une personnalité sous la cuirasse

Ce grand timide se révèle sur la piste d’escrime où son jeu énergique a souvent raison de ses adversaires, quelle que soit la catégorie dans laquelle il se trouve. Car Henri est souvent surclassé, ce qui l’amène à seulement 15 ans à combattre en -17, mais aussi face à des adultes. Le panel est tellement large qu’un jour en échangeant avec un adversaire, ce dernier lui annonce que son pantalon est plus vieux qu’Henri. Mais cette diversité ne le gêne pas, au contraire elle le rend plus polyvalent. Celui qui aime la confrontation des assauts avoue qu’il n’a pas d’amis sur la piste, même s’il retrouve ses coéquipiers avec plaisir une fois le masque retiré. Henri est aussi arbitre départemental et souhaite se former au niveau régional. Cela lui semble complémentaire pour faire de l’escrime son métier. Une décision d’abord difficile à comprendre pour sa famille où personne n’est sportif de haut niveau. La peur de le voir lâcher l’école ou de se blesser trop jeune a traversé l’esprit de ses parents. Mais ils sont aujourd’hui ses premiers soutiens : sa mère s’investit dans le club et son père plus réticent a eu le déclic en accompagnant son fils au Pérou et en le voyant dans son élément.

Croiser le fer pour remporter l’or

Depuis son enfance, le jeune franco-brésilien clame qu’il tirera pour le Brésil. Et malgré les années, un maître d’armes et une vie en France, l’idée lui est restée, si bien qu’à ses 15 ans, quand est venu le temps de faire un choix, il n’a pas flanché. Henri représente donc maintenant le club de Vélizy-Villacoublay dans toutes les compétitions nationales, mais à l’international, c’est le drapeau brésilien qui orne son masque. Comme lors du championnat sud-américain d’escrime qui s’est tenu à Lima en septembre, sa première grande compétition internationale où il a pu représenter le Brésil grâce à une 2ème place obtenue en qualification. Il s’est donc rendu au Pérou pour arracher une 12ème place en précadet du championnat continental, soutenu à distance par ses camarades véliziens. Le club a retransmis ses matchs, ce qui a motivé tous les jeunes qui ont l’habitude de le croiser au complexe Wagner. Ce démarrage en beauté conforte l’envie d’Henri de devenir professionnel, même s’il a conscience des efforts que cela demande. « Après le lycée, je souhaite continuer mes études en STAPS*, tout en gardant un entraînement soutenu en escrime. Mon rêve est d’aller aux Jeux Olympiques 2032, ou dès les prochains si je suis prêt. » En 2028, Henri aura 18 ans, il lui faudra alors se qualifier, comme cette année, au championnat sud-américain pour ensuite pouvoir espérer décrocher son ticket pour les jeux de Los Angeles, ce que nous lui souhaitons.

*Licence de sciences et techniques des activités physiques et sportives

Sa participation au championnat sud-américain en précadet (15 ans) au Pérou.