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Lundi 15 juin 2020

Nos héros du quotidien

Lutter contre la pandémie, veiller sur les plus fragiles, continuer d'assurer nos besoins du quotidien ou simplement nous permettre de vivre tout en étant confiné, des Véliziens se sont engagés chaque jour pendant le confinement. Hommes, femmes, jeunes et moins jeunes, venus de tous horizons, aujourd’hui ils témoignent.

Nos héros du quotidien

Valérie, 56 ans, enseignante

Institutrice dans une classe de CM2 à l’école Buisson, Valérie a troqué sa craie et son tableau pour son ordinateur et sa webcam. Comme ses homologues, c’est un enseignement virtuel qu’elle a donné à ses élèves depuis le 16 mars, date de la fermeture des écoles.

« Ça a été un gros coup de tonnerre, on a été pris de court. Pour rebondir, j’ai donné un maximum de fiches à mes élèves lors de leur dernier jour en classe, beaucoup de révisons, pour qu’ils puissent travailler à la maison.» Si les premiers jours de cours à distance sont un peu chaotiques et l’organisation floue, l’enseignante prend ses marques petit à petit et organise sa « classe digitale ». « Après les vacances d’avril, j’ai donné un emploi du temps quotidien à mes élèves. Nous avons beaucoup travaillé par ordinateur, nous communiquions par mail, certains me contactaient par téléphone, j’organisais une vidéoconférence par semaine. Les élèves venaient me déposer leurs travaux dans ma boîte aux lettres, je les récupérais pour les corriger et les redéposais dans leurs boîtes aux lettres respectives. »

Si les conditions d’apprentissage ne sont pas optimales, l’expérience est finalement très positive pour Valérie.
« Ça s’est très bien passé, j’ai même été enchantée du résultat. Au départ un peu tétanisés par la caméra, les élèves se sont habitués et ont été très attentifs, très respectueux lors de nos appels Visio tous ensemble. Ils ont vraiment joué le jeu. Nous avons avancé sur le programme scolaire à un rythme quasi-normal. Le seul problème, c’est qu’on laisse derrière ceux qui n’ont pas compris les cours dispensés pendant le confinement, ou qui n’ont pas rendu leurs devoirs. De mon côté, je ne leur ai pas mis la pression avec les devoirs, je ne me sentais pas en droit de l’exiger pendant cette période déjà très compliquée ».

Au-delà des maths et de la grammaire, l’institutrice organise d’autres activités avec sa classe, comme cette correspondance avec les résidents des EHPAD de Chaville et Jouy-en-Josas. « Chaque élève a rédigé une lettre, nous avons pu créer un vrai lien. Nous avons aussi fêté mon anniversaire le 2 avril, il faut quand même l’admettre, c’est plus fédérateur que le Complément d’Objet Direct ! », plaisante l’institutrice.