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Mardi 9 juin 2020

Nos héros du quotidien

Lutter contre la pandémie, veiller sur les plus fragiles, continuer d'assurer nos besoins du quotidien ou simplement nous permettre de vivre tout en étant confiné, des Véliziens se sont engagés chaque jour pendant le confinement. Hommes, femmes, jeunes et moins jeunes, venus de tous horizons, aujourd’hui ils témoignent.

Nos héros du quotidien

Gilles, 47 ans, agent d’infrastructure

Employé de l’entreprise Nicollin basée à Vélizy, Gilles assure au quotidien le vidage des poubelles et le ramassage des déchets dans les rues de la ville. Le matin, c’est avec la benne qu’il parcourt les divers quartiers, et l’après-midi il arpente à pied un secteur précis pour y collecter les ordures.

« C’est ce qu’on appelle le piquage. Ce qui a changé avec le confinement, c’est surtout le comportement des riverains. Au départ, on a trouvé énormément de gants, de masques, de mouchoirs… par terre. Mais ensuite, cela s’est calmé, les gens ont compris le risque que ça représente, je pense. Et ça nous aide énormément. »
Avec la pandémie, les pratiques sur le terrain ont évolué pour ces professionnels. « Nous portons nos masques non-stop, nous nous équipons de gants avant d’aller ramasser. On ne peut plus emmener une bouteille d’eau pendant nos piquages. Depuis plus d’un mois, nos casiers ont été distancés, on se parle de loin. Habituellement, toute l’équipe mange dans la cuisine du centre technique ; avec le confinement, elle a été condamnée. On s’adapte, on mange des sandwichs. »

Côté risque, Gilles ne s’est pas posé la question de savoir s’il devait continuer à travailler. « On fait un boulot qui participe à éradiquer ce virus, en ramassant des déchets qui sont potentiellement contaminés. Si on peut y contribuer, alors tant mieux. Même si on manipule ces déchets, on ne les touche jamais. Même pas avec les gants, seulement avec la pince. De même, quand on vide les poubelles, on ne fouille pas dedans, on les vide directement dans un bac. Alors je n’ai pas eu si peur que ça. Même s’il vaut toujours mieux prévenir que guérir. »