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Dimanche 3 juin 2018

Effarouchement des pigeons squatteurs

Pendant un mois, plusieurs petits aigles du Mexique, une espèce très sociable qui peut évoluer en milieu urbain, ont joué les épouvantails auprès des pigeons. Explications.

Effarouchement des pigeons squatteurs

La méthode basée sur l'effarouchement est douce, sans attaque, mais efficace. Objectif : réguler la population de ramiers en les amenant à quitter le territoire.

C'est au coeur du quartier Mozart, à proximité du centre commercial, que Julie et son équipe de fauconniers nous attendent : "Notre mission consiste à faire fuir les pigeons, devenus trop nuisibles à cause de leurs fientes, leurs bruits et le fait qu'ils se reproduisent et pondent sur les balcons", résume la fauconnière.

A quelques pas à l'arrière du véhicule, on peut déjà entendre des cris stridents sortir des casiers. Les petits aigles du Mexique piaffent d'impatience... Julie choisit d'abord une superbe jeune femelle d'un an, mais se ravise : "On va prendre un rapace plus expérimenté, Popeye. Un petit mâle de 7 ans".

Nous sommes au pied d'un immeuble, et le rapace braque aussitôt son regard sur une brochette de pigeons qui squatte la rambarde d'un balcon. Julie et Stéphanie se mettent en place pour faire voler Popeye de l'une à l'autre, sous le regard pétrifié des volatiles. Aucun ne bouge, bizarre ? "Non, c'est normal. C'est une réaction instinctive devant un prédateur. Comme une sorte de camouflage. La fuite en ferait une proie." explique la fauconnière. "Dès que nous serons partis, une fois le danger passé, ils quitteront l'endroit."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Plusieurs passages sont toutefois nécessaires, surtout pour ceux qui sont nés ici. "Il faut en effet plusieurs interventions pour ces sujets-là, souvent plusieurs semaines. Le temps qu'ils considèrent ce rapace comme un prédateur qui s'est installé sur ce territoire."
Pour effrayer les volatiles et les chasser, Julie utilise également la technique du jeté qui consiste à projeter Popeye vers un des balcons. Le petit aigle se pose juste en-dessous, dans la ligne de mire des pigeons. "Nos rapaces sont dressés pour l'effarouchement, pas pour la capture de proie." rappelle notre spécialiste. La seule récompense qui intéresse Popeye, c'est le petit morceau de volaille que lui tend sa fauconnière pour le motiver.

Bien sûr le pigeon ramier fait partie du paysage urbain, le problème reste sa surpopulation. Et la lutte contre sa prolifération commence par une prise de conscience des nuisances que certaines attitudes entrainent. Ultime recommandation de Julie aux habitants : "Il est interdit de donner à manger aux pigeons. Cet acte est passible d'une amende." Aimer la nature, c'est veiller à ne pas nuire à ses équilibres. "Les interventions vont se poursuivre durant un bon mois dans les différents quartiers d'habitations collectives Louvois, Le Mail et Mozart." conclut Julie.

Infoflash

Les structures municipales de la Ville seront fermées les samedis jusqu'au 15 août inclu !