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Carol Bieber, directrice de l'École d'Ingénieurs ESEO de Vélizy-Villacoublay

Martes, 1 de septiembre de 2026
Juventud
Educación

Au cœur du campus, Carol Bieber a fait de l'accompagnement des étudiants sa priorité. Bien au-delà des savoirs techniques, elle s'attache à préparer les ingénieurs de demain à entrer dans la vie professionnelle pour relever les défis technologiques et industriels. 

Carol Bieber, directrice de l'École d'Ingénieurs ESEO de Vélizy-Villacoublay

Former des ingénieurs… et des adultes 

Il y a des choix professionnels qui changent une trajectoire. Le parcours de Carol Bieber en témoigne. Arrivée à l’ESEO - l’École supérieure d’élec-tronique de l’Ouest - presque par hasard, pour une mission de directrice par intérim de 4 mois, elle découvre un univers qui la passionne immédia-tement. Trois ans et demi plus tard, celle qui dirige aujourd’hui le campus de Vélizy-Villacoublay ne cache plus son enthousiasme : « Je suis tombée dans la marmite de l’enseignement supérieur. » 

Derrière son bureau de directrice, cette Lyonnaise d’origine revendique une politique de la porte ouverte, toujours à l’écoute de ses étudiants et du corps enseignant. Son parcours, pourtant, ne la destinait pas forcé-ment à diriger une école d’ingénieurs. Après des études en biologie, elle s’oriente rapidement vers les sciences sociales, avant d’évoluer en entre-prise puis comme indépendante dans le conseil RH. Une richesse d’expé-riences qu’elle met désormais au service des 250 élèves présents sur le campus. 

Carol Bieber aime rappeler que former un ingénieur ne consiste pas seulement à transmettre des connais-sances scientifiques. Pour elle, l’enjeu est bien plus vaste : accompagner des jeunes dans leur passage vers la vie d’adulte. Leur apprendre un métier, bien sûr, mais aussi les codes de l’entreprise, la prise de parole, l’autonomie ou encore la capa-cité à rebondir après un échec. Les fameuses « soft skills » occupent ainsi une place essentielle dans sa vision de l’enseignement. « Nos valeurs s’ins-crivent dans l’acronyme OSER pour Ouverture, Solidarité, Engagement, et Respect ». Et pour faire vivre ces principes, Carol Bieber est bien entou-rée : « J’ai la chance de travailler avec une équipe d’enseignants passionnés, qui transmettent avec enthousiasme leurs connaissances scientifiques et techniques. Plus largement, je remer-cie aussi les équipes administratives et support. C’est une véritable moti-vation d’évoluer aux côtés de profes-sionnels mobilisés pour la réussite des jeunes dans des métiers porteurs de sens ! »

De l’amphi à la vie active, la passion de transmettre 

Carol Bieber aime observer l’évolu-tion des élèves au fil de leurs études.  « Entre la première et la dernière année, ce ne sont plus les mêmes étudiants, il n'y a qu’à regarder les trombis », sourit-elle. Les projets de fin d’études, les stages, les expé-riences associatives ou internationales façonnent peu à peu des profession-nels… « Nous avons en plus la chance d'évoluer dans une ville très dyna-mique avec beaucoup d'entreprises ».

Elle se réjouit particulièrement de découvrir, chaque fin d’année, les réalisations des étudiants : un drone autonome, une voiture électrique miniature, un mini-Shazam ou encore un jeu d’arcade conçu de A à Z. Des projets qui illustrent la pédagogie de l’école, largement basée sur l’expé-rimentation et le travail en équipe. « Rendre concrètes des choses complexes », résume-t-elle.  

Cette proximité avec les étudiants dépasse largement le cadre des cours. Qu’il s’agisse d’accompagner un projet associatif, d’organiser une conférence sur les femmes dans le numérique, ou de soutenir une course à vélo… la directrice endosse un rôle de véritable « couteau suisse ». 

Une école ouverte sur son territoire 

Pour Carol Bieber, une école supé-rieure ne peut pas vivre en vase clos. Son ambition est d’ancrer davantage l’ESEO dans la vie locale. Accueil de stagiaires de troisième, participation à la Fête de la Science, ateliers d’ini-tiation à l’informatique, contact avec le service Jeunesse pour des jobs étudiants, portes ouvertes : autant d’actions destinées à créer du lien et à faire découvrir les métiers de l’ingé-nieur au plus grand nombre. 

Cette volonté de démocratiser les sciences s’accompagne d'un autre défi : la féminisation des filières. « Les filles réussissent très bien dans ces métiers, mais elles ne s’y projettent pas toujours », constate-t-elle. Déconstruire les idées reçues, favori-ser l’inclusion et ouvrir les portes de l’ingénierie à des profils variés font partie de ses priorités. 

Face aux bouleversements provo-qués par l’intelligence artificielle, elle voit également une formidable opportunité de repenser les appren-tissages. Former les étudiants à utili-ser ces outils avec discernement, en intégrant les dimensions éthiques et environnementales, mais aussi les préparer à devenir eux-mêmes des acteurs de cette révolution technolo-gique. 

Car, au fond, ce qui passionne Carol Bieber, c'est de donner à une géné-ration les clés pour comprendre un monde en mutation, y trouver sa place et contribuer à le faire avancer. 


A propos de l’ESEO 

Créée en 1956, l'ESEO (École supérieure d'électronique de l'Ouest) est une école d'in-génieurs privée à but non lucratif, reconnue d'intérêt général. Historiquement implantée à Angers, elle dispose aujourd'hui de trois campus : Angers, Dijon et Vélizy-Villacoublay. Le campus vélizien accueille 250 étudiants, avec l'ambition de porter cet effectif à 400 dans les prochaines années. L'école forme des ingénieurs dans les domaines de l'élec-tronique, de l'informatique et du numérique, avec des spécialisations en cybersécurité, intelligence artificielle, data, développement web ou encore électronique embarquée. Les cursus sont accessibles en formation initiale ou par apprentissage. L'ESEO affiche un taux d'insertion professionnelle de 95 % dans les six mois suivant l'obtention du diplôme, grâce à des compétences particulièrement recher-chées par les entreprises des secteurs techno-logiques et industriels.