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Les aviateurs célèbres de Vélizy-Villacoublay

Ils ont écrit l'histoire de notre ville. Ils ont accompli des exploits après s'être formés à Vélizy-Villacoublay.

Hélène Boucher

Hélène Antoinette Eugénie Boucher est la fille de Léon Boucher, architecte parisien, et de Élisabeth Hélène Dureau. Dès son enfance, elle reçut le surnom de Léno qu'elle gardera à jamais. À 22 ans, Hélène Boucher décide de devenir aviatrice et deviendra l'élève de Henri Farbos, pilote français (fondateur de l'aéroclub des Landes de Mont-de-Marsan en 1928). Elle passe son baptême de l'air le 4 juillet 1930.

Elle est formée au pilotage de vitesse par Delmotte et à l'acrobatie aérienne par Détroyat.

Le 8 octobre 1933, à Villacoublay, une mémorable compétition l'oppose à la virtuose allemande Véra Von Bissing. Devant 100 000 spectateurs, la démonstration de ces deux femmes fut merveilleuse, écrit un témoin : " Hélène Boucher sur son avion bleu et noir, avait volé très bas, exécuté à portée des yeux de tous, trois tours de vrille à gauche, puis à droite, deux loopings, un immelmann, deux tonneaux rapides, un autre tonneau plus lent, enfin un long vol sur le dos " tandis que l'Allemande avait évolué très haut.

Le classement ne devait pas départager ces deux championnes, et consacre le succès d'Hélène Boucher et, derrière lui, son long et persévérant travail.

Le 8 août 1934, aux commandes d'un Caudron-Renault, Hélène Boucher enlève d'une part le record de vitesse sur 100 km à 412 km/heure et d'autre part le record des 1 000 km à la moyenne de 409 km/heure (Maurice Arnoux détenait l'ancien record avec 393 km/h). Le 11 août elle s'adjuge le record du monde féminin à 445 km/heure.
Le 30 novembre 1934, Hélène Boucher se tue lors d'un vol d'entraînement sur l'aérodrome de Guyancourt aux commandes d'un Caudron C.460 Rafale. Ce sont les pilotes Raymond Delmotte, Fouquet et Goury, témoins de l'accident qui arrivent les premiers sur les lieux. Hélène Boucher gravement blessée est évacuée vers l'hôpital de Versailles, elle décède dans l'ambulance dans la côte menant de Satory à Guyancourt.
Ses obsèques eurent lieu, fait très rare, à la chapelle des Invalides.

 

 

Marcel Doret

« Roi de l'acrobatie aérienne »

Louis Marcel Germain Doret, dit Marcel Doret, est né le 13 mai 1896 à Paris et mort le 31 août 1955 à Vernet.

Outre ses fonctions de pilote d'essais chez Dewoitine, il était passionné par la voltige aérienne: ses présentations sur le Dewoitine D 27 et son titre de champion du monde de voltige en avait fait, autant que ses différents records du monde, une célébrité internationale. Plus aucun meeting ne pouvait se tenir sans qu'il n'y fût convié.

En 1927, à Berlin, il bat l'allemand Fieseler au cours d'un match à deux avec changement de machine. Exploit qu'il renouvellera d'ailleurs à Vincennes en avril 1935.

Le 29 avril 1934, il s'opposa à Michel Detroyat dans un match d'acrobatie à Vélizy-Villacoublay.

Après la guerre, il servira les ailes Française à l'étranger, notamment à Miami en 1950 avec le Fouga « Cyclone » et en 1951 à Mexico avec le Fouga « Sylphe ».
Spécialiste de la voltige,  pilote de raid, de ligne, de planeur et de chasse, Marcel Doret mourût d'un cancer en 1955, il comptait plus de 6 000 heures de vol.

Georges Guynemer

Georges Guynemer, né le 24 décembre 1894 à Paris, mort le 11 septembre 1917 à Poelkapelle (Belgique), est le pilote de guerre français le plus renommé de la Première Guerre mondiale, bien qu'il ne soit pas l'as des as. Il fut formé à Vélizy-Villacoublay.

Avec 53 victoires homologuées, plus une trentaine de victoires probables, et sept défaites en combat aérien, ce héro de 23 ans de l'aviation française fut affecté durant toute sa carrière à l'Escadrille N°3, dite « Escadrille des Cigognes », l'unité de chasse la plus victorieuse des ailes françaises en 1914-1918.

Le Président de la République lui remet la croix de chevalier de la Légion d'Honneur en décembre 1915. Le maréchal Franchet d'Espérey lui remet la croix d'officier de la Légion d'honneur en juillet 1917.

Guynemer s'est inspiré de l'ancienne chevalerie lors de ses combats. Ainsi, il a épargné l'as n°2 allemand Ernst Udet dont la mitrailleuse s'est enrayée.

Faisant preuve d'un courage et d'une fougue sans égal à chacun de ses vols, ne cherchant jamais à se préserver, il fut tué en combat aérien le 11 septembre 1917 à Poelkapelle en Belgique. Les Allemands déclarèrent que son vainqueur était Kurt Wisserman. Sa dépouille, tombée en plein no man's land, fut pulvérisée par un tir de barrage britannique, tout comme les restes de son avion, et il ne put être inhumé.

Dans les années 1920, les cinq as belges (Jacquet, Willy Coppens de Houthulst, Edmond Thieffry, André de Meulemeester et Jan Olieslagers) lui érigèrent une stèle commémorative à proximité de son lieu de chute présumé à Poelkapelle.

« Mort au champ d'honneur le 11 septembre 1917. Héros légendaire, tombé en plein ciel de gloire, après trois ans de lutte ardente. Restera le plus pur symbole des qualités de la race : ténacité indomptable, énergie farouche, courage sublime. Animé de la foi la plus inébranlable dans la victoire, il lègue aux soldats français un souvenir impérissable qui exaltera l'esprit de sacrifice et provoquera les plus nobles émulations. » fut la dernière citation à l'ordre de l'Armée.

Maryse Hilsz

Née à Levallois Perret le 7 mars 1903. Pionnière de l'aviation française, elle se spécialise dans le parachutisme. De 1922 à 1929, elle effectua 112 descentes dont 20 en double, au cours de 61 meetings, tant en France qu'en Belgique et en Allemagne.

En 1930, elle relia Paris-Saïgon et retour seule à bord de son Moth-Morane. En 1932, accompagnée de son mécanicien, elle ajoute a son palmarès Paris-Madagascar et retour.

Le 19 aout 1932, elle bat le record féminin de l'altitude sur Morane « Jockey » par 9781 mètres à Villacoublay. Après cette performance, elle présenta nos meilleurs prototypes dans les capitales d'Europe et porta son record d'altitude à 11265 mètres le 17 juin 1935 sur Morane « Saulnier ».

Elle remporta 2 fois la coupe Hélène-Boucher: en 1935, sur Paris-Cannes, à 277, 263 km de moyenne puis en 1936 sur un Caudron Rafale à 366,760 km. En tête de liste des femmes pilotes admises dans l'armée de l'air, Maryse Hislz fut nommée sous-lieutenant et affectée au Groupe de liaisons aériennes ministérielles « GLAM » à Villacoublay. Le 30 janvier 1946, victime d'une mauvaise météo, son Sibel 204 du GLAM s'écrasa dans la région de Bourg-en-Bresse au dessus de Moulin-Le-Pont (Ain), son appareil s'étant brisé en vol. Maryse Hilsz périt dans l'accident.

Officier de la Légion d'Honneur dès 1937, Maryse Hilsz fut décorée à titre « posthume » de la Médaille de l'Aéronautique pour ses brillants services rendus tant à l'aviation civile que militaire.

Jean Mermoz

Pilote Français né à Aubenton dans l'Aisne le 9 novembre 1901.

Figure légendaire de l'aéropostale, il consacra toute sa carrière à ouvrir de nouvelles voies à la navigation aérienne. A l'âge de 19 ans, il s'engagea dans l'aviation et obtient en janvier 1921 son brevet de pilote.

Mermoz sera affecté en Syrie où il donnera libre court à sa soif d'une vie large et aventureuse.

Durant les 18 mois qu'il passa à Palmyre, Mermoz fit le dur apprentissage du métier: un incendie de moteur en plein désert le laisse 2 jours et 2 nuits, seul dans une région difficile, sans eau ni aliment au milieu des rebelles, jusqu'à qu'une patrouille de Méharistes le recueille.

Il fut rapatrié en février 1923. Il ne tarde pas à se faire démobiliser pour partir à la conquête de l'aviation civile. En septembre 1924, il rentre à la Compagnie des Lignes Latécoère où on lui confie la ligne Toulouse-Casablanca puis Barcelone-Malaga comme pilote.

En 1927, le réseau Avions Français est prolongé en Amérique du Sud. Mermoz, chargé de la mise sur pied du nouveau réseau, s'établit à Buenos-Aires.

Il rentre en France en 1930, il obtient son brevet de pilote d'hydravion à Marignane. Quelques temps après, il réalisa la première traversée postale transocéanique et battit le record de distance en ligne droite pour hydravion.

Entre 1930 et 1936, Mermoz aura effectué 2' traversées de l 'Atlantique sud.

Le 7 décembre 1936, de nouveau, il quitta Dakar à bord de l'hydravion quadrimoteurs « Croix- du-Sud » mais, à 10h47, le poste d'écoute de Dakar captait le message: « Coupons moteur arrière droit... ». Puis ce fut le silence angoissant, définitif. La Croix-du-Sud a disparu sans laisser de traces, en trainant  avec elle l'un des plus grands pionniers de nos lignes aériennes formé à Villacoublay dont toute la vie fut axée sur la traversée de cette Atlantique qui devait être sa dernière demeure. Les pilotes d'Air France on longtemps porté la cravate noire (elle est aujourd'hui bleue) pour rappeler le deuil de Mermoz (et de Guynemer).

Antoine de Saint Exupéry

Écrivain, poète et aviateur français, couramment surnommé Saint-Ex est né le 29 juin 1900 à Lyon. Il fut formé à Villacoublay.

De 1923 à 1926, il fut de la grande lignée des défricheurs de l'Aéropostale: France-Amérique du Sud, aux cotés de Mermoz, Guillaumet, Serre et Collenot. On lui doit les noms devenus célèbres de Villa-Cisneros et Cap-Juby.

Il fut l'un des plus grands écrivains de son temps : « Vol de Nuit, Courrie Sud, Terre des Hommes ». Il estimait que lorsqu'on écrit certains livres, on se doit de les mettre en action. Il eut la mort qu'il espérait. Il fut porté disparu pendant la guerre 1939-1945 durant un vol de reconnaissance entre la Corse et l'Italie. Fut-il abattu par un avion Allemand, fut-ce une défaillance du matériel ? Personne ne le saura jamais.

Jules Vedrines

Né le 29 décembre 1881 à Saint-Denis. Mécanicien, il côtoya Blériot, Latham, Farman, Santos-Dumont, en particulier au meeting de Reims du 22 aout 1909. Il devient pilote le 7 décembre 1910. Lors de sa première opération, il gagne la réédition de la première course Paris-Pau le 22 avril 1911, puis le 21 mai 1911, Paris- Madrid qu'il termine seul. Il participe le 18 juillet 1911 au 4ème circuit européen où il termine 4ème puis au circuit d'Anjou avec Garios et Brindejonc des Moulinais.

Il remporte en 1911 le record de vitesse à 167,800 km/h. Il gagne en 1912 la coupe Gordon Bennett. Puis, il entre chez Morane où il fait une série de circuit à grande vitesse.

En 1913, il réalise l'exploit d'atterrir sur le toit des Galeries Lafayette.

En 1915, Rolland Garros et Jules Vedrines mettent au point le tir axial à travers l'hélice à Villacoublay sur un Maurane Saulnier.

Lors de la guerre 1914-1918, Vedrines se signale en accomplissant ce que l'on a nommé ses « Missions spéciales » sur son avion resté célèbre « La Vache ». Il est tué au cours d'un accident en 1919 à Saint-Rambert-D'Albon.